IA et données de l'entreprise : ce qu'on peut partager, et ce qu'on garde.
Vos équipes collent déjà des documents dans ChatGPT. La question est de savoir comment l'encadrer. Les règles simples à poser.
Par Roman Blum·Fondateur de SIEKLE
L'usage de l'IA se diffuse plus vite que les règles internes. Des collaborateurs y collent des devis, des contrats ou des fichiers clients sans savoir ce que deviennent ces données. C'est un des modules de la formation IA à Avignon.
Ce que deviennent les données.
Un texte envoyé à un assistant est traité sur les serveurs du fournisseur. Selon l'offre et les réglages, il peut être conservé ou servir à améliorer les modèles. Les offres entreprise excluent en général l'entraînement par défaut ; les offres gratuites et individuelles demandent de le vérifier.
Trois catégories.
Ce qu'on peut partager.
Contenus publics ou sans enjeu : textes de votre site, modèles anonymes, idées de publications.
Ce qu'on partage avec précaution.
Documents internes non sensibles, après avoir retiré noms et montants, avec un outil aux réglages vérifiés.
Ce qu'on ne partage pas.
Données personnelles de clients ou de salariés, informations de santé, bancaires ou judiciaires, secrets de fabrication, identifiants et mots de passe.
Les règles à écrire.
La liste des outils autorisés et leurs réglages, les trois catégories avec des exemples de votre métier, l'obligation de relire ce qui part chez un client, et un référent à qui poser la question.
Le RGPD en pratique.
Si vous intégrez l'IA dans un outil qui traite des données personnelles, inscrivez-le au registre des traitements, informez les personnes concernées et choisissez un fournisseur avec des garanties. Un fournisseur européen comme Mistral peut simplifier les questions de transfert.
Pour aller plus loin.
Voir ChatGPT, Claude, Mistral, Copilot et l'intégration de l'IA en entreprise.